20 juin 2008
L'étiquette sous la chaussure
Pendant trois jours, j'ai suivi un stage de formation professionnelle. L'occasion de rencontrer des collègues venant de structures complètement différentes de la mienne par la taille, la localisation, le coeur de métier, ...
C'est toujours dépaysant et assez étrange pour moi qui ai débuté récemment dans ce domaine. On ne peut véritablement parler de culture d'entreprise comme au sein de la grande société dont j'ai fait partie pendant plus de vingt ans.
Là on se retrouve pour acquérir ou parfaire une connaissance particulière et même si des échanges se font lors d'un travail de groupe ou pendant le repas, cela restera assez superficiel.
J'en ai donc profité pour approfondir mes connaissances sur les comportements de mes contemporains !
Il y avait la buveuse de café, malpolie vis-à-vis du formateur par ses papotages incessants avec une autre collègue qu'elle connaissait d'avance. Elle agaçait aussi mon voisin mais il est resté poli et elle n'a pas compris ses soupirs ...
Le matin, les parfums se mélangeaient et j'attendais impatiemment la pause de dix heures pour m'aérer ! Quand il y en a trop, la superposition des senteurs devient désagréable. A cela, il faut malheureusement ajouter les odeurs corporelles de celle qui ne doit pas avoir de douche. C'est dans ces moments là qu'on apprécie tout particulièrement la fraîcheur de ce début d'été ...
Les conversations lors des repas sont le moment de parler d'autres choses et là j'écoute beaucoup sans trop l'ouvrir car ... les sujets ne m'inspirent pas toujours ...
Elle par exemple, déplore que son mari monopolise la télé pour les matchs de foot en ce moment et envisage d'en acheter une deuxième. Comment lui dire que je vis sans télé avec un mari qui se moque du foot !
Lui parle de l'après-bac pour son fils et il m'a semblé que le jeune homme n'a pas dû avoir le choix sur la poursuite de ses études. C'était celui des parents avant tout. Ben voyons !
Il y a celle qui raconte ses derniers achats chez se*phora et ses derniers essais de crème de jour puis qui me demande si je connais la date du début des soldes ... Euh non ! c'est grave ?
Humm toute pomponnée comme elle était, est-ce que j'aurais dû lui dire qu'elle avait encore l'étiquette sous sa chaussure ? Placée en face d'elle, cette étiquette m'a beaucoup distraite :)
Écrit par Madleine dans Blog rural | Commentaires (11)


