27 novembre 2006
Du vent ...
Ouvrez, les gens, ouvrez la porte,
je frappe au seuil et à l'auvent,
ouvrez, les gens, je suis le vent
qui s'habille de feuilles mortes.
Entrez, monsieur, entrez le vent,
voici pour vous la cheminée
et sa niche badigeonnée,
entrez chez nous, monsieur le vent.
(Les hôtes de Emile Verhaeren)
Je connaissais ces mots par coeur à cinq ans et m'en gargarisais. Je me souviens avec quelle emphase, je les déclamais pour ma grand-mère qui adorait me faire jouer à la petite fille intelligente ! (je m'arrêtais à ces deux premières strophes)
C'est terminé depuis longtemps car maintenant je déteste le vent lorsqu'il est violent comme dans la nuit de vendredi à samedi dernier, qu'il m'empêche de dormir, qu'il me laisse l'esprit en tumulte ...
... Parce qu'il part le lendemain pour deux jours chez ses parents. Pour faire le bon fils qu'il n'est pas à leurs yeux ! Pour sacrifier aux conventions dont ils sont pétris mais derrière lesquelles ne se cache aucun sentiment.
Mais il rentre tout à l'heure et demain nous sommes ensemble ...
Écrit par Madleine dans Famille en Campagne | Commentaires (18)


