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02 octobre 2009

entre euphorie et lassitude

Mon pessimisme naturel s'érode au fil des années grâce à mon homme qui possède une sacrée dose d'optimisme.
Vivre avec lui rend la vie plus gaie.
Au point que ce matin, même si la température a chuté, je n'ai toujours pas enfilé de chaussettes mais ai opté pour des tennis à la place des sandales d'été. Pas trop futé finalement car ce soir, j'ai un peu mal aux pieds.
Vite vite je vais me changer pour aller voir un spectacle de danse dont j'ai pu récupérer une invitation.
C'est ainsi que j'oscille toujours entre morosité et entrain.
Cette sortie me permettra de m'évader et d'oublier certains soucis.

Soucis, tracas qui passent toujours finalement mais trop souvent encore, j'ai besoin de m'apesantir sur des problèmes rencontrés.
Des difficultés matérielles généralement, mais qui m'empoisonnent la vie.
Couramment, je rumine alors que la plupart du temps des solutions surgissent inopinément.
Tenez dès que c'est confirmé - la semaine prochaine probablement - je reviendrai sur mes dernières inquiétudes de mère.

Et vous ? genre soucieux ou plutôt guilleret ?


22 h 16 : Promis je n'ai pensé à rien d'autre en regardant ces trois danseurs !


Écrit par Madleine dans Et vous ?, Famille en Campagne | Commentaires (5)

30 septembre 2009

la vieillesse est un naufrage (*)

On connaît le phénomène et on peut l'imaginer mais le côtoyer c'est autre chose.
Ici nous nous approchons de cette réalité depuis quelques jours.

Essayer d'y remédier dans la mesure de nos moyens et de la marge de manoeuvre qu'on nous laisse est le problème auquel nous sommes confrontés.

Il y a beaucoup d'éléments à mettre en place. Avec diplomatie ou avec plus de fermeté
quelquefois mais nous n'avons pas le choix.
Et surtout sans nous laisser déborder.
Car aider, soulager, rendre service se conçoit mais n'est en aucun cas une obligation. Qu'on se le dise ...

Le but essentiel recherché est de faciliter la vie de ma belle-mère qui est très diminuée physiquement et c'est maintenant une toute petite vieille. Ce qui nous rassure c'est qu'elle a toutes ses facultés mentales et qu'elle semble devenir très forte devant la méchanceté et les aigreurs de son mari. Un peu trop même.
Alors sans arrêt ils se chamaillent au point que mon homme doit arbitrer leurs échanges.
Facile n'est-ce pas ?!
Encore un vieux couple dont l'harmonie n'est pas au beau fixe. Mais l'a t-elle seulement été un jour ?

Les douleurs, la diminution des capacités physiques et l'âge aidant, il reste peu de place pour un intérêt quelconque envers l'entourage.
Tout est recentré sur eux-mêmes et leurs difficultés, sur leur quotidien réglé par la venue des intervenants qui les secondent pour le moindre geste.

La maison où ils vivaient auparavant tenait de "la cour des miracles" - je pique l'expression à quelqu'un qui se reconnaîtra certainement en la lisant.
On se demande encore comment rien de grave ne leur est arrivé là-bas !
Au moins maintenant, ils habitent dans un logement neuf et pimpant et nous pouvons les "surveiller".

Mais notre échappée à la maison toutes les fins de semaine est sacrée même si notre médecin voudrait nous faire croire le contraire voire qu'on culpabilise.
De toute façon les pompiers sont les premiers sur les lieux lorsqu'ils tombent tous les deux comme samedi dernier.


Donc on organise on planifie pour ne rien avoir à se reprocher mais la priorité reste la tribu que nous formons avec nos enfants. L'avenir c'est eux ...



(*) d'après mon homme (et google) cette phrase est de De Gaulle

Écrit par Madleine dans Famille en Campagne | Commentaires (7)